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		<title>L’ISLAM A TRAVERS LE SAINT CORAN ET LA TRADITION PROPHETIQUE</title>
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		<pubDate>Sat, 08 Oct 2011 10:06:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dr O. KINDO</dc:creator>
				<category><![CDATA[ISLAM ET SOCIETE]]></category>

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		<description><![CDATA[[fr]Je suis heureux pour l’occasion que vous m’offrez en ce jour de me joindre à vous en ce lieu dans cette ville immémoriale de notre aimable pays. J’ai souhaité m’entretenir avec vous dans cette première rencontre sur un thème très vaste, à savoir l’islam à travers le Saint Coran et la tradition prophétique. Cependant, je [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>[fr]Je suis heureux pour l’occasion que vous m’offrez en ce jour de me joindre à vous en ce lieu dans cette ville immémoriale de notre aimable pays.</p>
<p>J’ai souhaité m’entretenir avec vous dans cette première rencontre sur un thème très vaste, à savoir l’islam à travers le Saint Coran et la tradition prophétique.</p>
<p>Cependant, je n’entends guère ici aborder en détail tout ce qui entre dans la définition de l’islam, à savoir ses caractéristiques, ses enseignements, ses interdits, ses objectifs et ses finalités. Notre rencontre ne peut le permettre.</p>
<p>Mon objectif est plutôt de me rappeler moi-même et vous rappeler les principes et les valeurs  importants qui participent de la compréhension de l’Islam en tant que religion céleste et de déterminer sa conception du rapport entre la vie ici-bas et celle de l’au-delà et ce, afin de pouvoir dégager les enseignements et les valeurs que cela sous-entend.</p>
<ol>
<li><strong>1.                   </strong><strong>l’Islam et ses sublimes valeurs</strong></li>
</ol>
<p>Il est bien connu que l’islam est la dernière des religions célestes et que les religions qualifiées célestes sont spécifiques à la culture propre à la race sémitique qui comprend communément les arabes, les hébreux et les berbères.</p>
<p>Il est également connu que toutes les religions célestes qui ont précédé l’islam ont été destinées exclusivement aux hébreux. Et Dieu Exalté dit dans le Saint Coran :</p>
<p>«<em>Et luttez pour Allah avec tout l’effort qu’Il mérite. C’est Lui qui vous a élus ; et Il ne vous a imposé aucune gêne dans la religion. Celle de votre père Abraham, lequel vous a nommés «Musulmans» avant (ce Livre) et dans ce (Livre), afin que le Messager soit témoin contre vous, et que vous soyez vous-mêmes témoins contre les gens….</em> » (le Pèlerinage, 78)</p>
<p>Ce qui est dit explicitement dans ce verset c’est  que le Messager Abraham a été le premier à employer le terme «Musulmans» pour désigner le peuple du Prophète Mahomet (qu’il soit béni et salué). Ce qui est vraisemblable, selon nous, c’est que toute personne qui avait  la nature de la religion qu’il avait professée est l’islam. Cela est confirmé par nombreux versets coraniques dont nous citons ce qui suit :</p>
<p>-          «Dis : «<em>Moi, mon Seigneur m’a guidé vers un chemin droit, une religion droite, la religion d’Abraham, le soumis exclusivement à Allah et qui n’était point parmi les associateurs</em>.» (les Bestiaux, 161) ;</p>
<p>-          «<em>Puis Nous t’avons révélé : «Suis la religion d’Abraham qui était voué exclusivement à Allah et n’était point de nombre des associateurs</em>.» (Les Abeilles, 123) ;</p>
<p>-          «<em>Qui est meilleur en religion que celui qui soumet à Allah son être, tout en se conformant à la Loi révélée et suivant la religion d’Abraham, homme de droiture? Et Allah avait pris Abraham pour ami privilégié</em>.» (les Femmes, 125).</p>
<p>Les islamologues et les historiens ont bien montré que le fondement  du message d’Abraham est l’abandon des pratiques stupides du paganisme, la quête de la vérité absolue et la foi  en Dieu Unique.</p>
<p>Aussi, il y a de nombreux versets du Coran qui  indiquent que toutes les religions portent  à l’origine un même message qui progressivement destiné aux hommes, suivant la méthode divine, afin qu’ils comprennent sont contenu. C’est ce que résume le hadith suivant du Messager Mahomet (qu’il soit béni et salué) : «<em>J&#8217;ai été envoyé pour parfaire les bonnes mœurs</em>.» (Authentifié par Al-Albani dans son recueil Assahihat).</p>
<p>Il ne fait aucun doute que la première valeur morale prônée par l&#8217;Islam, est ce qui signifié par son vocable, à savoir la pureté, la réconciliation, la satisfaction et l’engagement pour la paix. Aussi est-il évident que la paix est l&#8217;antithèse de la guerre et de l&#8217;agression.</p>
<p>Contrairement au tribalisme, fondé sur les liens sanguins et qui a conduit à des guerres fratricides, à l’effusion du sang et à de nombreux aspects de corruption, l&#8217;Islam a jeté les bases d&#8217;une fraternité spirituelle. Ainsi le Tout-Puissant dit: «<em>Les croyants ne sont que des frères. Etablissez la concorde entre vos frères, et craignez Allah, afin qu’on vous fasse miséricorde</em>.» (Al-Hujurat, 10).</p>
<p>Il a été rapporté d’Abou Hourayra, qu&#8217;Allah soit satisfait de lui, que le Messager d’Allah (qu’Il soit béni et salué) lui a dit «<em>Au nom de Celui qui détient mon âme, vous n’entrez pas au paradis tant que vous n’aurez pas la foi et vous n’aurez pas la foi tant que vous ne vous aimerez pas. Voudriez-vous que je vous indique quelque chose qui fera en sorte que vous vous aimiez ? Echangez entre vous les salutations</em>.» (Rapporté par Mouslim, Tirmidhi Ibn Majah et Abou Dawoud).</p>
<p>Il a également été rapporté de Al-Muqdâme Ibn Chourayh que son grand-père a dit: «J&#8217;ai dit : ô Messager d&#8217;Allah! Dites-moi quelque chose qui m&#8217;oblige le Paradis? Il a dit: « Ce qui oblige le Paradis est d’offrir le repas, promouvoir la paix et de bien parler.».</p>
<p>La promotion de la paix est  l’un des plus  importants et illustres symboles de l&#8217;islam. Il tisse l&#8217;intimité, la sociabilité et la fraternité entre les communautés musulmanes et purifie leur âme des facteurs de ressentiment et de haine qui y logent  (ibid., 53).</p>
<p>Il y a  deux aspects de la salutation ;</p>
<p>A – un aspect verbal qui consiste saluer, à titre facultatif, son frère musulman où qu’on le rencontre. Ce dernier, dans ce cas, a l’obligation de réponse, bien que sa récompense soit moins que celle du l’initiateur. (voir Buti, des secrets de la méthode du Seigneur, 52) ;</p>
<p>B – un aspect pratique et performatif qui est l’objectif du premier aspect, car l&#8217;échange de la salutation entre les musulmans, ne vaut rien tant qu’il ne mène pas à l’amour et l’intimité réciproques et tant qu’il n’empêche pas qu’il y ait entre eux animosités et guerres.</p>
<p>Il ne fait aucun doute que le Prophète (qu’il soit béni et salué) entendait dans les deux précédents hadiths tous les deux aspects de la salutation. Mais Hélas, quinze siècles après l’avènement de l’Islam, les musulmans continuent jusqu’à nos jours à sous-estimer l’importance d’échange des salutations et ceux qui font exception dans ce cadre, sont-ils allé au-delà de la parole pour se conformer à son esprit dans les rapports entre individus et nations ?!</p>
<p>On a dans la tradition prophétique ce qu’a relaté Abu Omar Sufyan ibn Abdullah, qu&#8217;Allah soit satisfait de lui. Il affirme avoir dit au Prophète : Ô Messager d&#8217;Allah! Dites-moi quelque chose sur l&#8217;islam que je n’en demanderai  point quelqu&#8217;un d&#8217;autre. In répondit : «<em>Dis que tu crois en Dieu et soit droit </em>»(Rapporté par Mouslim).</p>
<p>Le sens de ce hadith est rendu plus explicite par un autre hadith dans lequel le Messager (qu’il soit béni et salué) dit : «<em>n’a pas de foi qui n&#8217;est pas digne de confiance et n&#8217;a pas de religion qui  ne tient pas ses promesses</em>.»(Rapporté par Al-Bayhaqi et Ibn Haban).</p>
<p>La signification de l&#8217;Islam, telle qu’indiquée par ces deux hadith, consiste à croire en Dieu Unique, à bien accomplir les cultes et respecter les valeurs morales auxquels exhortent ces cultes, à savoir  l’intégrité et l’honnêteté…etc.</p>
<p>Al- Bouti a bien expliqué que l’honnêteté et la fidélité sont deux qualités inséparables. Elles s’impliquent, donc, mutuellement. Le même auteur ajoute que chacune des deux qualités fait partie des importantes obligations qui suivent immédiatement l’acte de profession de foi en Dieu et que Allah, Exalté, les a rendues obligatoires car, en chargeant ses adorateurs d’avoir foi en Lui et la  certitude qu’il y aura le jour du jugement, le paradis et l’enfer, c’est pour qu’ils se rendent compte qu’Il les surveille, qu’Il les voit et tient compte de tout ce qu’ils font pour les juger. C’est ainsi que leur vie ici-bas peut être améliorée par la concertation mutuelle, la solidarité et l’abandon des facteurs de l’injustice et de la ruse. Si un individu prétend, alors, croire en  Dieu, à Son Messager et au Jour Dernier et qu’en dépit de cela il se met à trahir les autres et à manquer à ses paroles, cet individu ne fait que se contredire. Quel avantage ont-ils les hommes à manifester devant Dieu, Exalté, leur foi en Lui et de Lui multiplier le rappel et le louange ou d&#8217;exagérer dans l’érection des minarets s’ils n’ont pas à leur fort intérieur la crainte de Dieu qui les amène à être fidèles entre eux, sincères dans leur collaboration et leur solidarité ? (Voir Buti, la même référence, p 64 &#8211; 65).</p>
<p>Tawfiq al-Hakim, le célèbre écrivain égyptien, a explicitement affirmé que le monde islamique de nos jours retient  l&#8217;attention par son extrémisme et son excès dans les conflits et guerres  où sont utilisés les plus dangereuses armes de destruction si bien que le terme musulman n’inspire plus le respect. Pire, l’auteur égyptien trouve que l’islam vrai n’est plus connu dans son pays. Ce qui y est connu et pratiqué n’est autre que des cultes et des rituels. C’est que les gens se sont désintéressé de l’essence de la religion pour se contenter de ses aspects rituels tels que le halal et haram (voir Hakim, l&#8217;égalité, avec l&#8217;Islam et l&#8217;égalité, pp 144 -148).</p>
<p>L&#8217;auteur ajoute que l&#8217;Islam est par essence contre l&#8217;extrémisme, la tyrannie et l’immobilisme. C&#8217;est une religion de dynamisme, de modération et de réflexion. C’est donc la domination des textes fondateurs de l’islam sur son essence qui l’a transformé chez les gens de simple esprit en excès dans les aspects de la pratique religieuse sans tenir compte de son égalité fondamentale pour  le bénéfice de  l’homme (voir ibid ,150-151).</p>
<p><strong>2. Le bonheur en Islam </strong><br />
Notre objectif ici est de définir la place du bonheur dans la vision islamique : est-il à rechercher dans la vie ici-bas ou dans l&#8217;au-delà?<br />
Les penseurs musulmans se sont divisés sur cette question en deux groupes : un groupe qui croit que le bonheur n’existe que dans l&#8217;au-delà ; et un autre qui pense au contraire que ce bonheur existe dans les deux mondes à la fois.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>A – les adeptes de la première tendance pensent que le bonheur dans l’au-delà est l’objectif de tout musulman. Ce bonheur n’est accessible que pour celui qui renonce totalement au plaisir de la vie ici-bas et qui s’évertue à l’obtention de l’agrément de Dieux, Exalté. Ainsi d’aucuns disent que celui qui cherche ce qui ne lui est pas imparti est signe de folie et de témérité et que chercher ce qui lui est imparti est preuve d’avarice, d’empressement et d’associationnisme. L’Imam Al-Ghazali ajoute dans ce sens qu’il n’y a «pas d&#8217;accès à Dieu Tout-Puissant que pour celui qui s’abstient des désirs et des plaisirs et qui se limite au juste nécessaire vital».</p>
<p>Les arguments coraniques des partisans de ce courant de pensée sont entre autres les versets suivants :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>- «<em>Sachez que la vie présente n’est que jeu, amusement, vaine parure, une à l’orgueil entre vous et une rivalité dans l’acquisition des richesses  des enfants. Elle est en cela pareille à une pluie : la végétation qui en vient émerveille les cultivateurs, puis elle se fane et tu la vois donc jaunie ; ensuite elle devient des débris. Et la vie présente n’est jouissance trompeuse.</em>» (fer, 20).<br />
-  «<em>Mais vous préférez plutôt la vie présente, alors que l’au-delà est meilleur et plus durable</em>» (Le Très-Haut, 16-17).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Des arguments de la tradition prophétique soutenant cette pensée, le fait que le Messager (qu’Il soit béni et salué) était le plus ascétique dans ce monde et qu’il a rendu l’âme sans avoir construit une maison ni érigé un château ni planté un dattier. Il a été également rapporté quel le Messager a dit que «l&#8217;amour de la vie ici-bas est à la base de tous les maux» et que  «ce bas-monde est cadavre. Celui qui l’aime doit supporter de fréquenter des chiens».<br />
B – Ceux qui soutiennent que le bonheur existe à la fois dans les deux mondes réfutent les arguments du premier groupe. Selon eux, bien que gagner les intérêts de ce bas-monde ne relève ni de l’éthique ni de la vertu, les arguments précédents n’interdisent pas le musulman de poursuivre les intérêts de ce bas-monde et à profiter de ses avantages.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Quant à la quête du bonheur d’autrui sur terre, il n’y a aucun désaccord qu’elle est d’une qualité morale. Il n’y a donc pas les arguments avancés par les tenants du bonheur dans l’au-delà ce qui restreint l’objectif final de la morale islamique dans l’autre monde.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Les versets et des hadiths sur lesquels s’appuient les adeptes du bonheur dans l’au-delà sont en réalité des textes qui ne font que réduire la valeur de la vie présente et mettre en garde contre sa nature éphémère et toute tendance à préférer celle-ci à l’au-delà. Ces textes ne comportent donc pas d’interdiction de la poursuite pour la vie ici-bas. Surtout qu’il y d’autres textes fondateurs qui exhortent au sens opposé. Ces textes sont entre autre :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>- «<em>Ô gens ! De ce qui existe sur terre, mangez le licite et le pur ; ne suivez point les pas du Diable car il est vraiment pour vous, un ennemi déclaré.</em>» (La vache, 168) ;<br />
- «<em>Ô enfants d&#8217;Adam, dans chaque lieu de Salat portez votre parure (vos habits). Et mangez et buvez ; et ne commettez pas d’excès, car Il [Allah] n’aime pas ceux qui commettent des excès. Dis : « Qui a interdit la parure d’Allah, qu’Il a produite pour Ses serviteurs, ainsi que les bonnes nourritures ? » Dis : « Elles sont destinées à ceux qui ont la foi, dans cette vie, et exclusivement à eux au jour de la résurrection. » Ainsi exposons-Nous clairement les versets pour les gens qui savent</em>». (Al-A<sup>c</sup>râf, 31-32).</p>
<h3>Al-Aloussi en interprétant le premier verset dit que consommer le licite est obligatoire pour que la vie soit possible, conseillé afin d’accorder bonne compagnie à l’étranger et facultatif en dehors de ces cas.</h3>
<h3>Quant au deuxième verset, il comporte une objection contre l’interdiction de ce que Dieu a rendu licite et a permis de porter comme parure et savourer comme de bonnes nourritures sans excès. Le même verset insiste que ces délices seront spécifiques pour les croyants au jour de le résurrection. Il n’y a aucun doute que se parer et apprécier la nourriture sont des éléments du bonheur de la vie présente (voir Ibrahim, les vertus morales de l&#8217;Islam, 259-260).</h3>
<h3>Il y a en plus dans le Saint Coran des versets autorisant la quête du bonheur dans les deux mondes. En effet, Dieu Exalté dit :</h3>
<h3>«… <em>Mais il est des gens qui disent seulement : « Seigneur ! Accorde nous [le bien] ici-bas ! » &#8211; pour ceux-là, nulle part dans l’au-delà. El il est des gens qui disent : « Seigneur ! Accorde nous belle part ici-bas, et belle part aussi dans l’au-delà ; et protège-nous du châtiment du feu !</em>» (La Vache, 200-202).</h3>
<h3>D’après Anas Ben Malik, le Prophète (qu’il soit béni et salué) a dit : «le mieux parmi vous n’est pas celui qui abandonne sa vie présente au profit de celle d’au-delà ni celui qui renonce à sa vie future pour celle d’ici-bas. Il faut qu’il gagne à la fois des deux vies car, la vie présente est un accès au celle d’au-delà et il faut éviter d’être trop dépendant des autres.» (Rapporté par Ibn <sup>C</sup>asâker).</h3>
<h3>A partit du hadith prophétique qui dit : «<em>travaille pour ta vie présente comme si elle est éternelle et pour ta vie future comme si tu mourras demain</em>.», Al-Hakim a conclu que l&#8217;islam fait partie d&#8217;un ordre cosmique fondé selon lui sur l’équivalence entre deux parties dont l’un ne domine pas sur l’autre au point de l’exterminer ou de l’annuler (voir l&#8217;Equivalence, 105). C’est que le matérialisme avait dominé le judaïsme. Ce dernier fut donc modéré par le spiritualisme chrétien. Celui-ci à son tour fut modéré par l’équivalence en islam entre le spirituel et le (voir ibid, 110-111).</h3>
<h3>Ainsi, cet auteur soutient qu’il «<em>faut que les questions de la vie présente soient approfondies d’une part, par des experts en sciences de la vie terrestre ayant, en plus, de compétences dans les sciences de la vie future et d’autre part, par des penseurs experts dans les questions de la vie future. Ainsi, grâce à l’équivalence entre les deux vies, naitra une philosophie islamique</em>.» (ibid., 103-104). Il ajoute, cependant, que malheureusement nous, les musulmans, n’avons pas essayé d’étudier la vie présente afin qu’elle cohabite avec la vie future dans un équilibre productif et que nous craint d’affronter les problématiques de notre époque, d’où notre sous-développement (voir ibid., 100-101).</h3>
<h3>La vie présente telle qu’elle a été expressément définie dans le précédent hadith, est un passage à la vie future. Le monde au-delà est donc une suite du monde ici-bas. C’est juste la mort qui les sépare et l’on ne peut accéder au second sans passer par le premier. Alors, comment peut-on se consacrer à la vie future sans employer les moyens de la vie présente ? Peut-il prélever la Zakât ou faire le pèlerinage celui qui ne possède rien ? Un nécessiteux, peut-il donner de l’aumône ? Comment peut-il faire la charité celui qui n’a rien acquis de tout ce que Dieu a rendu licite ? Les fondements de l’islam, ses lois, ses enseignements et ses interdits sont des actes qui nécessitent que l’on poursuive ce que Dieu a permis d’acquérir comme bien dans la vie ici-bas.</h3>
<h3>3. principes dU développement  en Islam</h3>
<h3>Nous soulignons d’emblée que le développement est un terme récent. Il était certainement absent à l’avènement de l’islam. Ainsi est-il impossible de retrouver ce terme dans les textes coranique et de la tradition prophétique. Quant à la notion de développement, elle y est bien présente à travers des termes en rapport avec elle. Le plus important de ces termes est celui du travail. Quels sont donc les principes du travail en islam ? Quel est son statut et ses objectifs ?</h3>
<h3>Il a été rapporté d&#8217;Aïcha (qu&#8217;Allah l’agrée) que le Coran a été le caractère du Messager (qu’il soit béni et salué). Aussi, De nombreux versets du Coran exhortent à l’action vertueuse. Nous nous contentons de celui que voici :</h3>
<h3>«<em>Et dis : « Œuvrez, car Allah va voir votre œuvre, de même que Son Messager et les croyants, et vous serez ramenés vers Celui qui connait bien l’invisible et le visible. Alors Il informera de ce que vous faisiez</em>.» (At-Tawbah, 105).</h3>
<h3>Revenant au Hadith, qui exhorte les musulmans à œuvrer pour sa vie présente comme si elle était éternelle et  pour sa vie future comme s’il devait mourir le lendemain, il est clair que ce qui est prescrit dans le verset est deux sens : travailler pour gagner le licite dans le monde ici-bas ; et travailler pour la félicité dans l’au-delà.</h3>
<h3>En outre, il y a tellement de textes islamiques qui encourage à la quête du savoir et qui exalte son importance, à tel point que le Prophète (qu’il soit béni et salué) a considéré son acquisition comme la crainte et l’adoration de Dieu, sa révision comme la glorification de Dieu, sa quête comme le militantisme, l’enseigner à celui qui l’ignore comme de l’aumône et le partager avec d’autres savants comme de la sympathisassions (Yacan, l&#8217;Assimilation, 11-12).</h3>
<h3>C’est que la science est le fondement de la réflexion. En effet, on trouve dans la tradition prophétique ce qui dit expressément qu’il n’y a pas d’adoration mieux que le fait de réfléchir, qu’un peu de savoir vaut mieux que tant d’adoration et que déployer des efforts pour gagner sa vie vaut mieux que de se consacrer à l’adoration et être à la charge des autres pour vivre.</h3>
<h3>Il a été rapporté que le Messager de Dieu (qu’il soit béni et salué) (d’aucun disent que c’est le calife Omar ben al-Khattab) a vu un jour de passage un homme pieux qui s’était abandonné à l’adoration de Dieu et ne faisait rien d’autre. Il lui demanda à savoir qui lui assure la nourriture. Il répondit que c’est son frère qui travaille. Il lui dit alors que son frère le dépasse en adoration.</h3>
<h3>C&#8217;est par la science que les âmes s’éduquent et s’y établit la crainte de Dieu. Ce dernier dit en effet : « …<em>Parmi Ses serviteurs, seuls les savants craignent Allah</em>.» (Créateur, 28). Aucune valeur pour une science qui ne conduit pas à craindre Dieu, aucune valeur, non plus, pour une science qui ne conduit pas à la pratique et au travail.</h3>
<h3>Nous avons vu plus haut que la foi implique l’intégrité et l’honnêteté. Dans un autre Hadith rapporté par Ad-Déylami, le Prophète dit que la foi est ce qui est bien établi dans le cœur et qui est avéré par l’œuvre. Cela veut dire que l’œuvre d’un musulman doit être conforme à sa foi en Dieu. Il a été précédemment souligné qu’il ne sert pas aux musulmans de prétendre croire en Dieu et de ne pas être adroits dans leurs œuvres que ce soit dans leur quête des avantages de la vie présente ou dans la préparation de celle d’au-delà.</h3>
<h3>Relève de la droiture au travail ce Hadith prophétique qui dit : «Dieu aime quand l’un d’entre vous fait une œuvre, qu’il le perfectionne». Cette perfection dans le travail est exprimée par Hakim en termes de la nécessité d’approfondir l’étude sur les questions de ce b à as-monde et celles du monde au-delà (l&#8217;Equivalence, 104-105).</h3>
<h3> Approfondir les connaissances sur le monde ici-bas conduit certainement à des créativités et des innovations  dans le domaine des arts et de la technologie, de même qu’approfondir les connaissances sur le monde au-delà conduit en principe à la mise en place d’un système de morale équilibré éduquant les instincts de l’homme et l’élevant à sa nature modérée : modération entre le coté matériel instinctif et le coté spirituel dans la constitution de l’homme. N’est-ce pas là la voie qui mène à au développement et au progrès.</h3>
<h3>Il est étrange que nous nous contentions, nous musulmans de ce temps, de consommer ce qu’a produit l’abnégation de l’occident dans la recherche scientifique et technologique et de faire des discours à une époque qui exige des faits !!! Comment, plutôt, l’appel à l’islam chez-nous s’est régressé à son état actuel bien que nous sachions que les états ont plus d’effet et d’impact que la parole !!!</h3>
<h3>Il a été rapporté du calife Aly (que Dieu l’agrée) ceci : «que celui qui s’autoproclame imam commence par s’éduquer avant d’éduquer autrui et que son éducation soit son comportement avant qu’il ne soit par sa parole. Celui qui s’enseigne et s’éduque mérite plus de considération que celui qui enseigne et éduque les autres.»  (Yacan, l&#8217;Assimilation, 88).</h3>
<h3>Hakim, l’auteur égyptien estime que chaque homme, femme, peuple ou société doit se dire ceci : Si je suis incapable ou faible de ce coté de ma vie, il faut forcement que je sois fort et capable dans un autre coté. C’est lequel alors ? Hakim ajoute qu’il n’y a pas un Homme faible. Il y a plutôt des hommes qui ignorent le point fort compensatoire qui git en lui. Ils n’ont qu’à se lever et se battre pour faire manifester cette force latente afin de pouvoir modérer grâce à elle son incapacité et sa faiblesse apparentes. Le jour où l’humanité entière réalisera cette tache y compris les musulmans et le peuple burkinabè dont les habitants de la ville de Dori immémoriale, combien de mines  de force s’éclateront pour compenser les tragédies telles que la pauvreté, l’incapacité et le sous-développement ? (Ibid., p 94-95).</h3>
<p><strong>4.</strong><strong> </strong><strong>Récapitulation</strong><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<ol>
<li> Les religions sont la manifestation de la providence divine pour l’être humain en vue de le soutenir à Le représenter su terre.  Ces religions se sont apparues progressivement suivant  l’évolution des capacités intellectuelles de l’Homme. Les fondements de l’ensemble de ces religions sont des principes et valeurs morales que l’islam représente en tant que dénominateur commun éternel et conclusion complétive de ce qui l’a précéder dans l’histoire ;</li>
<li> L&#8217;Islam authentique exige que les leaders tels que les dirigeants et les imams ne soient pas seulement des modèles de ponctualité dans l’ accomplissement des cultes dans leur lieu, mais aussi des modèles dans l’acquisition du licite et des avantages de la vie présente afin de pouvoir accomplir leurs devoirs et faire aussi ce qui facultatif  réaliser d’une part, le bonheur des autres, musulmans soient-ils ou non et d’autre part leur propre bonheur. Cela leur donne plus d’opportunités pour mériter la félicité dans l’au-delà et fait d’eux de véritables modèles pour les citoyens ordinaires ;</li>
<li> Le développement dans l’optique islamique est le produit d’une croyance sincère en Dieu et de la piété au travail, à savoir se déployer dans la quête du savoir nécessaire pour que les œuvres soient perfectionnées et que les enseignements religieux soient respectés et les interdits abandonnés dans la réalisation de ces œuvres. Tout travail ou toute action, accompli par son auteur conformément aux prescriptions religieuses est une adoration. Celle-ci n’est donc pas limitée dans les mosquées et dans les rencontres religieuses. Elle est plutôt le prolongement de ce qui se dit dans ces lieux à ce qui se fait dans les ateliers, dans  les commerces, dans les usines, dans les administrations ou toute autre activité de production matérielle ou intellectuelle. Ce qui est professé dans les mosquées et dans les autres rencontres consiste à des principes, des enseignements et des valeurs dont le lieu d’application et de pratique est la vie quotidienne.</li>
</ol>
<p>&nbsp;</p>
<p>Nous prions Dieu de nous accorder des connaissances ceux qui nous sont profitables et de nous permette de pratiquer ce qu’Il nous apprend.  Nous  Le prions également de soutenir notre pays et l’ensemble des musulmans dans cette entreprise. Nous adressons nos remerciements à tous ceux qui nous ont soutenus dans l’organisation de cette conférence, notamment mon frère et ami, le Directeur Général de Télia informatique, mon frère et ami Sidibé Harouna, la Fondation de Solidarité et d’Aide au peuple Africain (FOSAPA), l’Organisation de Secours Humanitaire (O.Se.H) … etc. Je ne s’aurais terminer sans vous remercier, cher public ici présent de nous avoir accordé votre attention durant ces conférences. C’est en effet notre modeste contribution à pour le processus du développement à Dori et dans notre pays en général.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Que la paix, la miséricorde de Dieu  Ses bénédictions soient sur vous.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>BIBLIOGRAPHIE</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>-          IBRAHIM (Ahmad Abdel Rahmane), les vertus morales en islam, Dâr Al-wafâ pour l’impression, la publication et la diffusion, Al-Mansourat 1989</p>
<p>-          Al-Bouti (Mohammad Sa<sup>c</sup>îd Ramadan), Des secrets de la méthode divine, exposé de certain nombre des plus importantes lois canoniques avec explication d ses plus importants impacts sociaux, Bibliothèque Al-Fârâbi, Damas, 1977</p>
<p>-          AL-HAKIM (Tawfiq), l’Equivalence, avec l’islam et l’équivalence, Entreprises de Abdel-Karim ben Abdellah, Tunis 1989</p>
<p>-          YACAN (Fathi), l’Assimilation dans la vie de la prédication et du prédicateur, Entreprise Ar-Risâlat, Société Unie de distribution, Beyrouth (S.D)</p>
<p>-       Le Système morale islamique et son rôle dans le développement, http ://www.alukah.net/Social/0/2554 [/fr]</p>
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		<title>L’Islam à travers le Saint Coran et la tradition prophétique</title>
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		<pubDate>Mon, 19 Sep 2011 16:55:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dr O. KINDO</dc:creator>
				<category><![CDATA[ISLAM ET SOCIETE]]></category>

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		<description><![CDATA[[fr]Je suis heureux pour l’occasion que vous m’offrez en ce jour de me joindre à vous en ce lieu dans cette ville immémoriale de notre aimable pays. J’ai souhaité m’entretenir avec vous dans cette première rencontre sur un thème très vaste, à savoir l’islam à travers le Saint Coran et la tradition prophétique. Cependant, je [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>[fr]Je suis heureux pour l’occasion que vous m’offrez en ce jour de me joindre à vous en ce lieu dans cette ville immémoriale de notre aimable pays.</p>
<p>J’ai souhaité m’entretenir avec vous dans cette première rencontre sur un thème très vaste, à savoir l’islam à travers le Saint Coran et la tradition prophétique.</p>
<p>Cependant, je n’entends guère ici aborder en détail tout ce qui entre dans la définition de l’islam, à savoir ses caractéristiques, ses enseignements, ses interdits, ses objectifs et ses finalités. Notre rencontre ne peut le permettre.</p>
<p>Mon objectif est plutôt de me rappeler moi-même et vous rappeler les principes et les valeurs  importants qui participent de la compréhension de l’Islam en tant que religion céleste et de déterminer sa conception du rapport entre la vie ici-bas et celle de l’au-delà et ce, afin de pouvoir dégager les enseignements et les valeurs que cela sous-entend.</p>
<ol>
<li><strong>1.                   </strong><strong>l’Islam et ses sublimes valeurs</strong></li>
</ol>
<p>Il est bien connu que l’islam est la dernière des religions célestes et que les religions qualifiées célestes sont spécifiques à la culture propre à la race sémitique qui comprend communément les arabes, les hébreux et les berbères.</p>
<p>Il est également connu que toutes les religions célestes qui ont précédé l’islam ont été destinées exclusivement aux hébreux. Et Dieu Exalté dit dans le Saint Coran :</p>
<p>«<em>Et luttez pour Allah avec tout l’effort qu’Il mérite. C’est Lui qui vous a élus ; et Il ne vous a imposé aucune gêne dans la religion. Celle de votre père Abraham, lequel vous a nommés «Musulmans» avant (ce Livre) et dans ce (Livre), afin que le Messager soit témoin contre vous, et que vous soyez vous-mêmes témoins contre les gens….</em> » (le Pèlerinage, 78)</p>
<p>Ce qui est dit explicitement dans ce verset c’est  que le Messager Abraham a été le premier à employer le terme «Musulmans» pour désigner le peuple du Prophète Mahomet (qu’il soit béni et salué). Ce qui est vraisemblable, selon nous, c’est que toute personne qui avait  la nature de la religion qu’il avait professée est l’islam. Cela est confirmé par nombreux versets coraniques dont nous citons ce qui suit :</p>
<p>-          «Dis : «<em>Moi, mon Seigneur m’a guidé vers un chemin droit, une religion droite, la religion d’Abraham, le soumis exclusivement à Allah et qui n’était point parmi les associateurs</em>.» (les Bestiaux, 161) ;</p>
<p>-          «<em>Puis Nous t’avons révélé : «Suis la religion d’Abraham qui était voué exclusivement à Allah et n’était point de nombre des associateurs</em>.» (Les Abeilles, 123) ;</p>
<p>-          «<em>Qui est meilleur en religion que celui qui soumet à Allah son être, tout en se conformant à la Loi révélée et suivant la religion d’Abraham, homme de droiture? Et Allah avait pris Abraham pour ami privilégié</em>.» (les Femmes, 125).</p>
<p>Les islamologues et les historiens ont bien montré que le fondement  du message d’Abraham est l’abandon des pratiques stupides du paganisme, la quête de la vérité absolue et la foi  en Dieu Unique.</p>
<p>Aussi, il y a de nombreux versets du Coran qui  indiquent que toutes les religions portent  à l’origine un même message qui progressivement destiné aux hommes, suivant la méthode divine, afin qu’ils comprennent sont contenu. C’est ce que résume le hadith suivant du Messager Mahomet (qu’il soit béni et salué) : «<em>J&#8217;ai été envoyé pour parfaire les bonnes mœurs</em>.» (Authentifié par Al-Albani dans son recueil Assahihat).</p>
<p>Il ne fait aucun doute que la première valeur morale prônée par l&#8217;Islam, est ce qui signifié par son vocable, à savoir la pureté, la réconciliation, la satisfaction et l’engagement pour la paix. Aussi est-il évident que la paix est l&#8217;antithèse de la guerre et de l&#8217;agression.</p>
<p>Contrairement au tribalisme, fondé sur les liens sanguins et qui a conduit à des guerres fratricides, à l’effusion du sang et à de nombreux aspects de corruption, l&#8217;Islam a jeté les bases d&#8217;une fraternité spirituelle. Ainsi le Tout-Puissant dit: «<em>Les croyants ne sont que des frères. Etablissez la concorde entre vos frères, et craignez Allah, afin qu’on vous fasse miséricorde</em>.» (Al-Hujurat, 10).</p>
<p>Il a été rapporté d’Abou Hourayra, qu&#8217;Allah soit satisfait de lui, que le Messager d’Allah (qu’Il soit béni et salué) lui a dit «<em>Au nom de Celui qui détient mon âme, vous n’entrez pas au paradis tant que vous n’aurez pas la foi et vous n’aurez pas la foi tant que vous ne vous aimerez pas. Voudriez-vous que je vous indique quelque chose qui fera en sorte que vous vous aimiez ? Echangez entre vous les salutations</em>.» (Rapporté par Mouslim, Tirmidhi Ibn Majah et Abou Dawoud).</p>
<p>Il a également été rapporté de Al-Muqdâme Ibn Chourayh que son grand-père a dit: «J&#8217;ai dit : ô Messager d&#8217;Allah! Dites-moi quelque chose qui m&#8217;oblige le Paradis? Il a dit: « Ce qui oblige le Paradis est d’offrir le repas, promouvoir la paix et de bien parler.».</p>
<p>La promotion de la paix est  l’un des plus  importants et illustres symboles de l&#8217;islam. Il tisse l&#8217;intimité, la sociabilité et la fraternité entre les communautés musulmanes et purifie leur âme des facteurs de ressentiment et de haine qui y logent  (ibid., 53).</p>
<p>Il y a  deux aspects de la salutation ;</p>
<p>A – un aspect verbal qui consiste saluer, à titre facultatif, son frère musulman où qu’on le rencontre. Ce dernier, dans ce cas, a l’obligation de réponse, bien que sa récompense soit moins que celle du l’initiateur. (voir Buti, des secrets de la méthode du Seigneur, 52) ;</p>
<p>B – un aspect pratique et performatif qui est l’objectif du premier aspect, car l&#8217;échange de la salutation entre les musulmans, ne vaut rien tant qu’il ne mène pas à l’amour et l’intimité réciproques et tant qu’il n’empêche pas qu’il y ait entre eux animosités et guerres.</p>
<p>Il ne fait aucun doute que le Prophète (qu’il soit béni et salué) entendait dans les deux précédents hadiths tous les deux aspects de la salutation. Mais Hélas, quinze siècles après l’avènement de l’Islam, les musulmans continuent jusqu’à nos jours à sous-estimer l’importance d’échange des salutations et ceux qui font exception dans ce cadre, sont-ils allé au-delà de la parole pour se conformer à son esprit dans les rapports entre individus et nations ?!</p>
<p>On a dans la tradition prophétique ce qu’a relaté Abu Omar Sufyan ibn Abdullah, qu&#8217;Allah soit satisfait de lui. Il affirme avoir dit au Prophète : Ô Messager d&#8217;Allah! Dites-moi quelque chose sur l&#8217;islam que je n’en demanderai  point quelqu&#8217;un d&#8217;autre. In répondit : «<em>Dis que tu crois en Dieu et soit droit </em>»(Rapporté par Mouslim).</p>
<p>Le sens de ce hadith est rendu plus explicite par un autre hadith dans lequel le Messager (qu’il soit béni et salué) dit : «<em>n’a pas de foi qui n&#8217;est pas digne de confiance et n&#8217;a pas de religion qui  ne tient pas ses promesses</em>.»(Rapporté par Al-Bayhaqi et Ibn Haban).</p>
<p>La signification de l&#8217;Islam, telle qu’indiquée par ces deux hadith, consiste à croire en Dieu Unique, à bien accomplir les cultes et respecter les valeurs morales auxquels exhortent ces cultes, à savoir  l’intégrité et l’honnêteté…etc.</p>
<p>Al- Bouti a bien expliqué que l’honnêteté et la fidélité sont deux qualités inséparables. Elles s’impliquent, donc, mutuellement. Le même auteur ajoute que chacune des deux qualités fait partie des importantes obligations qui suivent immédiatement l’acte de profession de foi en Dieu et que Allah, Exalté, les a rendues obligatoires car, en chargeant ses adorateurs d’avoir foi en Lui et la  certitude qu’il y aura le jour du jugement, le paradis et l’enfer, c’est pour qu’ils se rendent compte qu’Il les surveille, qu’Il les voit et tient compte de tout ce qu’ils font pour les juger. C’est ainsi que leur vie ici-bas peut être améliorée par la concertation mutuelle, la solidarité et l’abandon des facteurs de l’injustice et de la ruse. Si un individu prétend, alors, croire en  Dieu, à Son Messager et au Jour Dernier et qu’en dépit de cela il se met à trahir les autres et à manquer à ses paroles, cet individu ne fait que se contredire. Quel avantage ont-ils les hommes à manifester devant Dieu, Exalté, leur foi en Lui et de Lui multiplier le rappel et le louange ou d&#8217;exagérer dans l’érection des minarets s’ils n’ont pas à leur fort intérieur la crainte de Dieu qui les amène à être fidèles entre eux, sincères dans leur collaboration et leur solidarité ? (Voir Buti, la même référence, p 64 &#8211; 65).</p>
<p>Tawfiq al-Hakim, le célèbre écrivain égyptien, a explicitement affirmé que le monde islamique de nos jours retient  l&#8217;attention par son extrémisme et son excès dans les conflits et guerres  où sont utilisés les plus dangereuses armes de destruction si bien que le terme musulman n’inspire plus le respect. Pire, l’auteur égyptien trouve que l’islam vrai n’est plus connu dans son pays. Ce qui y est connu et pratiqué n’est autre que des cultes et des rituels. C’est que les gens se sont désintéressé de l’essence de la religion pour se contenter de ses aspects rituels tels que le halal et haram (voir Hakim, l&#8217;égalité, avec l&#8217;Islam et l&#8217;égalité, pp 144 -148).</p>
<p>L&#8217;auteur ajoute que l&#8217;Islam est par essence contre l&#8217;extrémisme, la tyrannie et l’immobilisme. C&#8217;est une religion de dynamisme, de modération et de réflexion. C’est donc la domination des textes fondateurs de l’islam sur son essence qui l’a transformé chez les gens de simple esprit en excès dans les aspects de la pratique religieuse sans tenir compte de son égalité fondamentale pour  le bénéfice de  l’homme (voir ibid ,150-151).</p>
<p><strong>2. Le bonheur en Islam </strong><br />
Notre objectif ici est de définir la place du bonheur dans la vision islamique : est-il à rechercher dans la vie ici-bas ou dans l&#8217;au-delà?<br />
Les penseurs musulmans se sont divisés sur cette question en deux groupes : un groupe qui croit que le bonheur n’existe que dans l&#8217;au-delà ; et un autre qui pense au contraire que ce bonheur existe dans les deux mondes à la fois.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>A – les adeptes de la première tendance pensent que le bonheur dans l’au-delà est l’objectif de tout musulman. Ce bonheur n’est accessible que pour celui qui renonce totalement au plaisir de la vie ici-bas et qui s’évertue à l’obtention de l’agrément de Dieux, Exalté. Ainsi d’aucuns disent que celui qui cherche ce qui ne lui est pas imparti est signe de folie et de témérité et que chercher ce qui lui est imparti est preuve d’avarice, d’empressement et d’associationnisme. L’Imam Al-Ghazali ajoute dans ce sens qu’il n’y a «pas d&#8217;accès à Dieu Tout-Puissant que pour celui qui s’abstient des désirs et des plaisirs et qui se limite au juste nécessaire vital».</p>
<p>Les arguments coraniques des partisans de ce courant de pensée sont entre autres les versets suivants :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>- «<em>Sachez que la vie présente n’est que jeu, amusement, vaine parure, une à l’orgueil entre vous et une rivalité dans l’acquisition des richesses  des enfants. Elle est en cela pareille à une pluie : la végétation qui en vient émerveille les cultivateurs, puis elle se fane et tu la vois donc jaunie ; ensuite elle devient des débris. Et la vie présente n’est jouissance trompeuse.</em>» (fer, 20).<br />
-  «<em>Mais vous préférez plutôt la vie présente, alors que l’au-delà est meilleur et plus durable</em>» (Le Très-Haut, 16-17).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Des arguments de la tradition prophétique soutenant cette pensée, le fait que le Messager (qu’Il soit béni et salué) était le plus ascétique dans ce monde et qu’il a rendu l’âme sans avoir construit une maison ni érigé un château ni planté un dattier. Il a été également rapporté quel le Messager a dit que «l&#8217;amour de la vie ici-bas est à la base de tous les maux» et que  «ce bas-monde est cadavre. Celui qui l’aime doit supporter de fréquenter des chiens».<br />
B – Ceux qui soutiennent que le bonheur existe à la fois dans les deux mondes réfutent les arguments du premier groupe. Selon eux, bien que gagner les intérêts de ce bas-monde ne relève ni de l’éthique ni de la vertu, les arguments précédents n’interdisent pas le musulman de poursuivre les intérêts de ce bas-monde et à profiter de ses avantages.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Quant à la quête du bonheur d’autrui sur terre, il n’y a aucun désaccord qu’elle est d’une qualité morale. Il n’y a donc pas les arguments avancés par les tenants du bonheur dans l’au-delà ce qui restreint l’objectif final de la morale islamique dans l’autre monde.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">Les versets et des hadiths sur lesquels s’appuient les adeptes du bonheur dans l’au-delà sont en réalité des textes qui ne font que réduire la valeur de la vie présente et mettre en garde contre sa nature éphémère et toute tendance à préférer celle-ci à l’au-delà. Ces textes ne comportent donc pas d’interdiction de la poursuite pour la vie ici-bas. Surtout qu’il y d’autres textes fondateurs qui exhortent au sens opposé. Ces textes sont entre autre :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>- «<em>Ô gens ! De ce qui existe sur terre, mangez le licite et le pur ; ne suivez point les pas du Diable car il est vraiment pour vous, un ennemi déclaré.</em>» (La vache, 168) ;<br />
- «<em>Ô enfants d&#8217;Adam, dans chaque lieu de Salat portez votre parure (vos habits). Et mangez et buvez ; et ne commettez pas d’excès, car Il [Allah] n’aime pas ceux qui commettent des excès. Dis : « Qui a interdit la parure d’Allah, qu’Il a produite pour Ses serviteurs, ainsi que les bonnes nourritures ? » Dis : « Elles sont destinées à ceux qui ont la foi, dans cette vie, et exclusivement à eux au jour de la résurrection. » Ainsi exposons-Nous clairement les versets pour les gens qui savent</em>». (Al-A<sup>c</sup>râf, 31-32).</p>
<h3>Al-Aloussi en interprétant le premier verset dit que consommer le licite est obligatoire pour que la vie soit possible, conseillé afin d’accorder bonne compagnie à l’étranger et facultatif en dehors de ces cas.</h3>
<h3>Quant au deuxième verset, il comporte une objection contre l’interdiction de ce que Dieu a rendu licite et a permis de porter comme parure et savourer comme de bonnes nourritures sans excès. Le même verset insiste que ces délices seront spécifiques pour les croyants au jour de le résurrection. Il n’y a aucun doute que se parer et apprécier la nourriture sont des éléments du bonheur de la vie présente (voir Ibrahim, les vertus morales de l&#8217;Islam, 259-260).</h3>
<h3>Il y a en plus dans le Saint Coran des versets autorisant la quête du bonheur dans les deux mondes. En effet, Dieu Exalté dit :</h3>
<h3>«… <em>Mais il est des gens qui disent seulement : « Seigneur ! Accorde nous [le bien] ici-bas ! » &#8211; pour ceux-là, nulle part dans l’au-delà. El il est des gens qui disent : « Seigneur ! Accorde nous belle part ici-bas, et belle part aussi dans l’au-delà ; et protège-nous du châtiment du feu !</em>» (La Vache, 200-202).</h3>
<h3>D’après Anas Ben Malik, le Prophète (qu’il soit béni et salué) a dit : «le mieux parmi vous n’est pas celui qui abandonne sa vie présente au profit de celle d’au-delà ni celui qui renonce à sa vie future pour celle d’ici-bas. Il faut qu’il gagne à la fois des deux vies car, la vie présente est un accès au celle d’au-delà et il faut éviter d’être trop dépendant des autres.» (Rapporté par Ibn <sup>C</sup>asâker).</h3>
<h3>A partit du hadith prophétique qui dit : «<em>travaille pour ta vie présente comme si elle est éternelle et pour ta vie future comme si tu mourras demain</em>.», Al-Hakim a conclu que l&#8217;islam fait partie d&#8217;un ordre cosmique fondé selon lui sur l’équivalence entre deux parties dont l’un ne domine pas sur l’autre au point de l’exterminer ou de l’annuler (voir l&#8217;Equivalence, 105). C’est que le matérialisme avait dominé le judaïsme. Ce dernier fut donc modéré par le spiritualisme chrétien. Celui-ci à son tour fut modéré par l’équivalence en islam entre le spirituel et le (voir ibid, 110-111).</h3>
<h3>Ainsi, cet auteur soutient qu’il «<em>faut que les questions de la vie présente soient approfondies d’une part, par des experts en sciences de la vie terrestre ayant, en plus, de compétences dans les sciences de la vie future et d’autre part, par des penseurs experts dans les questions de la vie future. Ainsi, grâce à l’équivalence entre les deux vies, naitra une philosophie islamique</em>.» (ibid., 103-104). Il ajoute, cependant, que malheureusement nous, les musulmans, n’avons pas essayé d’étudier la vie présente afin qu’elle cohabite avec la vie future dans un équilibre productif et que nous craint d’affronter les problématiques de notre époque, d’où notre sous-développement (voir ibid., 100-101).</h3>
<h3>La vie présente telle qu’elle a été expressément définie dans le précédent hadith, est un passage à la vie future. Le monde au-delà est donc une suite du monde ici-bas. C’est juste la mort qui les sépare et l’on ne peut accéder au second sans passer par le premier. Alors, comment peut-on se consacrer à la vie future sans employer les moyens de la vie présente ? Peut-il prélever la Zakât ou faire le pèlerinage celui qui ne possède rien ? Un nécessiteux, peut-il donner de l’aumône ? Comment peut-il faire la charité celui qui n’a rien acquis de tout ce que Dieu a rendu licite ? Les fondements de l’islam, ses lois, ses enseignements et ses interdits sont des actes qui nécessitent que l’on poursuive ce que Dieu a permis d’acquérir comme bien dans la vie ici-bas.</h3>
<h3>3. principes du développement  en Islam</h3>
<h3>Nous soulignons d’emblée que le développement est un terme récent. Il était certainement absent à l’avènement de l’islam. Ainsi est-il impossible de retrouver ce terme dans les textes coranique et de la tradition prophétique. Quant à la notion de développement, elle y est bien présente à travers des termes en rapport avec elle. Le plus important de ces termes est celui du travail. Quels sont donc les principes du travail en islam ? Quel est son statut et ses objectifs ?</h3>
<h3>Il a été rapporté d&#8217;Aïcha (qu&#8217;Allah l’agrée) que le Coran a été le caractère du Messager (qu’il soit béni et salué). Aussi, De nombreux versets du Coran exhortent à l’action vertueuse. Nous nous contentons de celui que voici :</h3>
<h3>«<em>Et dis : « Œuvrez, car Allah va voir votre œuvre, de même que Son Messager et les croyants, et vous serez ramenés vers Celui qui connait bien l’invisible et le visible. Alors Il informera de ce que vous faisiez</em>.» (At-Tawbah, 105).</h3>
<h3>Revenant au Hadith, qui exhorte les musulmans à œuvrer pour sa vie présente comme si elle était éternelle et  pour sa vie future comme s’il devait mourir le lendemain, il est clair que ce qui est prescrit dans le verset est deux sens : travailler pour gagner le licite dans le monde ici-bas ; et travailler pour la félicité dans l’au-delà.</h3>
<h3>En outre, il y a tellement de textes islamiques qui encourage à la quête du savoir et qui exalte son importance, à tel point que le Prophète (qu’il soit béni et salué) a considéré son acquisition comme la crainte et l’adoration de Dieu, sa révision comme la glorification de Dieu, sa quête comme le militantisme, l’enseigner à celui qui l’ignore comme de l’aumône et le partager avec d’autres savants comme de la sympathisassions (Yacan, l&#8217;Assimilation, 11-12).</h3>
<h3>C’est que la science est le fondement de la réflexion. En effet, on trouve dans la tradition prophétique ce qui dit expressément qu’il n’y a pas d’adoration mieux que le fait de réfléchir, qu’un peu de savoir vaut mieux que tant d’adoration et que déployer des efforts pour gagner sa vie vaut mieux que de se consacrer à l’adoration et être à la charge des autres pour vivre.</h3>
<h3>Il a été rapporté que le Messager de Dieu (qu’il soit béni et salué) (d’aucun disent que c’est le calife Omar ben al-Khattab) a vu un jour de passage un homme pieux qui s’était abandonné à l’adoration de Dieu et ne faisait rien d’autre. Il lui demanda à savoir qui lui assure la nourriture. Il répondit que c’est son frère qui travaille. Il lui dit alors que son frère le dépasse en adoration.</h3>
<h3>C&#8217;est par la science que les âmes s’éduquent et s’y établit la crainte de Dieu. Ce dernier dit en effet : « …<em>Parmi Ses serviteurs, seuls les savants craignent Allah</em>.» (Créateur, 28). Aucune valeur pour une science qui ne conduit pas à craindre Dieu, aucune valeur, non plus, pour une science qui ne conduit pas à la pratique et au travail.</h3>
<h3>Nous avons vu plus haut que la foi implique l’intégrité et l’honnêteté. Dans un autre Hadith rapporté par Ad-Déylami, le Prophète dit que la foi est ce qui est bien établi dans le cœur et qui est avéré par l’œuvre. Cela veut dire que l’œuvre d’un musulman doit être conforme à sa foi en Dieu. Il a été précédemment souligné qu’il ne sert pas aux musulmans de prétendre croire en Dieu et de ne pas être adroits dans leurs œuvres que ce soit dans leur quête des avantages de la vie présente ou dans la préparation de celle d’au-delà.</h3>
<h3>Relève de la droiture au travail ce Hadith prophétique qui dit : «Dieu aime quand l’un d’entre vous fait une œuvre, qu’il le perfectionne». Cette perfection dans le travail est exprimée par Hakim en termes de la nécessité d’approfondir l’étude sur les questions de ce b à as-monde et celles du monde au-delà (l&#8217;Equivalence, 104-105).</h3>
<h3> Approfondir les connaissances sur le monde ici-bas conduit certainement à des créativités et des innovations  dans le domaine des arts et de la technologie, de même qu’approfondir les connaissances sur le monde au-delà conduit en principe à la mise en place d’un système de morale équilibré éduquant les instincts de l’homme et l’élevant à sa nature modérée : modération entre le coté matériel instinctif et le coté spirituel dans la constitution de l’homme. N’est-ce pas là la voie qui mène à au développement et au progrès.</h3>
<h3>Il est étrange que nous nous contentions, nous musulmans de ce temps, de consommer ce qu’a produit l’abnégation de l’occident dans la recherche scientifique et technologique et de faire des discours à une époque qui exige des faits !!! Comment, plutôt, l’appel à l’islam chez-nous s’est régressé à son état actuel bien que nous sachions que les états ont plus d’effet et d’impact que la parole !!!</h3>
<h3>Il a été rapporté du calife Aly (que Dieu l’agrée) ceci : «que celui qui s’autoproclame imam commence par s’éduquer avant d’éduquer autrui et que son éducation soit son comportement avant qu’il ne soit par sa parole. Celui qui s’enseigne et s’éduque mérite plus de considération que celui qui enseigne et éduque les autres.»  (Yacan, l&#8217;Assimilation, 88).</h3>
<h3>Hakim, l’auteur égyptien estime que chaque homme, femme, peuple ou société doit se dire ceci : Si je suis incapable ou faible de ce coté de ma vie, il faut forcement que je sois fort et capable dans un autre coté. C’est lequel alors ? Hakim ajoute qu’il n’y a pas un Homme faible. Il y a plutôt des hommes qui ignorent le point fort compensatoire qui git en lui. Ils n’ont qu’à se lever et se battre pour faire manifester cette force latente afin de pouvoir modérer grâce à elle son incapacité et sa faiblesse apparentes. Le jour où l’humanité entière réalisera cette tache y compris les musulmans et le peuple burkinabè dont les habitants de la ville de Dori immémoriale, combien de mines  de force s’éclateront pour compenser les tragédies telles que la pauvreté, l’incapacité et le sous-développement ? (Ibid., p 94-95).</h3>
<p><strong>4.</strong><strong> </strong><strong>Récapitulation</strong><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<ol>
<li> Les religions sont la manifestation de la providence divine pour l’être humain en vue de le soutenir à Le représenter su terre.  Ces religions se sont apparues progressivement suivant  l’évolution des capacités intellectuelles de l’Homme. Les fondements de l’ensemble de ces religions sont des principes et valeurs morales que l’islam représente en tant que dénominateur commun éternel et conclusion complétive de ce qui l’a précéder dans l’histoire ;</li>
<li> L&#8217;Islam authentique exige que les leaders tels que les dirigeants et les imams ne soient pas seulement des modèles de ponctualité dans l’ accomplissement des cultes dans leur lieu, mais aussi des modèles dans l’acquisition du licite et des avantages de la vie présente afin de pouvoir accomplir leurs devoirs et faire aussi ce qui facultatif  réaliser d’une part, le bonheur des autres, musulmans soient-ils ou non et d’autre part leur propre bonheur. Cela leur donne plus d’opportunités pour mériter la félicité dans l’au-delà et fait d’eux de véritables modèles pour les citoyens ordinaires ;</li>
<li> Le développement dans l’optique islamique est le produit d’une croyance sincère en Dieu et de la piété au travail, à savoir se déployer dans la quête du savoir nécessaire pour que les œuvres soient perfectionnées et que les enseignements religieux soient respectés et les interdits abandonnés dans la réalisation de ces œuvres. Tout travail ou toute action, accompli par son auteur conformément aux prescriptions religieuses est une adoration. Celle-ci n’est donc pas limitée dans les mosquées et dans les rencontres religieuses. Elle est plutôt le prolongement de ce qui se dit dans ces lieux à ce qui se fait dans les ateliers, dans  les commerces, dans les usines, dans les administrations ou toute autre activité de production matérielle ou intellectuelle. Ce qui est professé dans les mosquées et dans les autres rencontres consiste à des principes, des enseignements et des valeurs dont le lieu d’application et de pratique est la vie quotidienne.</li>
</ol>
<p>&nbsp;</p>
<p>Nous prions Dieu de nous accorder des connaissances ceux qui nous sont profitables et de nous permette de pratiquer ce qu’Il nous apprend.  Nous  Le prions également de soutenir notre pays et l’ensemble des musulmans dans cette entreprise. Nous adressons nos remerciements à tous ceux qui nous ont soutenus dans l’organisation de cette conférence, notamment mon frère et ami, le Directeur Général de Télia informatique, mon frère et ami Sidibé Harouna, la Fondation de Solidarité et d’Aide au peuple Africain (FOSAPA), l’Organisation de Secours Humanitaire (O.Se.H) … etc. Je ne s’aurais terminer sans vous remercier, cher public ici présent de nous avoir accordé votre attention durant ces conférences. C’est en effet notre modeste contribution à pour le processus du développement à Dori et dans notre pays en général.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Que la paix, la miséricorde de Dieu  Ses bénédictions soient sur vous.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>BIBLIOGRAPHIE</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
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<p>-          Al-Bouti (Mohammad Sa<sup>c</sup>îd Ramadan), Des secrets de la méthode divine, exposé de certain nombre des plus importantes lois canoniques avec explication d ses plus importants impacts sociaux, Bibliothèque Al-Fârâbi, Damas, 1977</p>
<p>-          AL-HAKIM (Tawfiq), l’Equivalence, avec l’islam et l’équivalence, Entreprises de Abdel-Karim ben Abdellah, Tunis 1989</p>
<p>-          YACAN (Fathi), l’Assimilation dans la vie de la prédication et du prédicateur, Entreprise Ar-Risâlat, Société Unie de distribution, Beyrouth (S.D)</p>
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